Des chercheurs de l’Université de Tokyo ont mis au point un vaccin novateur visant à protéger contre le virus Nipah, une maladie pour laquelle aucun traitement efficace n’existe. Le vaccin utilise un fragment du génome du virus Nipah inséré dans un vaccin contre la rougeole, permettant à l’organisme de produire des protéines similaires à celles du virus et de développer une immunité préventive.
Après des tests concluants sur des animaux, y compris des hamsters, le vaccin entrera en phase clinique 1 en avril, en Belgique, en partenariat avec l’Initiative européenne pour la vaccination, une ONG allemande.
Les chercheurs prévoient ensuite une phase 2 au Bangladesh au second semestre 2027, impliquant adultes et enfants, afin d’évaluer plus largement l’efficacité et la sécurité du produit. Le Centre stratégique japonais pour la recherche et le développement avancés (SCARDA), centre japonais de recherche avancée, assurera le financement et le soutien à la production commerciale.
Pour la professeure Yoneda Misako, impliquée dans le projet : « Aucun médicament n’existe actuellement pour limiter la propagation du virus dans l’organisme. La prévention via le vaccin est donc cruciale. »
Parallèlement, d’autres institutions, dont l’Université d’Oxford, poursuivent également le développement de vaccins contre le Nipah, avec des essais de phase 2 déjà lancés au Bangladesh depuis décembre 2025 sur environ 300 volontaires de 18 à 55 ans. Le pays a été choisi en raison de cas antérieurs d’infection.
Cette initiative intervient après que l’Inde a signalé à l’OMS, le 26 janvier, deux infections par le virus Nipah dans le Bengale-Occidental. Les autorités ont tracé plus de 190 contacts, tous négatifs, et aucun nouveau cas n’a été confirmé. L’OMS juge le risque d’épidémie modéré localement et faible à l’échelle nationale et mondiale.