Face à la recrudescence des cas de chikungunya à Maurice, l’état des terrains en friche dans plusieurs régions du pays suscite de vives inquiétudes. Ces espaces laissés à l’abandon sont considérés comme des foyers potentiels de prolifération des moustiques vecteurs de la maladie.
La question a été soulevée lors d’une conférence de presse consacrée aux nuisances sonores, en présence du ministre de l’Environnement, de la Gestion des déchets solides et du Changement climatique, Rajesh Bhagwan, et de la ministre déléguée Joanna Bérenger. Interrogé sur le suivi effectué au niveau des terrains en friche afin de prévenir la propagation du chikungunya, le ministre Rajesh Bhagwan a apporté des précisions.
Il a expliqué que de nombreux terrains appartiennent à des propriétaires ayant quitté le pays pour s’installer à l’étranger, ou faisant face à des problèmes d’héritage, ce qui complique les interventions. Malgré ces contraintes, Rajesh Bhagwan a assuré que son ministère collabore étroitement avec le ministère de la Santé depuis plusieurs mois.
« Nous étudions actuellement les dispositions légales afin de pouvoir émettre les prescriptions », a-t-il poursuivi en estimant qu’elles sont nécessaires.