Le projet de loi a bien été adopté en troisième lecture à la Chambre des lords, la législation retournant ensuite à la Chambre des communes afin que les députés se prononcent sur les amendements apportés par les lords. Les modifications proposées incluaient l’organisation d’un référendum pour les Chagossiens ainsi que la publication des coûts versés à l’île Maurice dans le cadre de l’accord. Cette étape intervient quelques jours après que les pairs ont voté en faveur d’une renégociation de l’accord.
La baronne Chapman a condamné les conservateurs, qui ont déposé la motion de regret, les accusant de « ignorer délibérément les faits afin de marquer des points politiques », qualifiant cette attitude de « franchement honteuse ». Elle a déclaré : « Cela met en danger la sécurité nationale du Royaume-Uni pour une attaque politique indigne et peu convaincante. »
La ministre des Affaires étrangères a affirmé que l’accord actuellement sur la table garantissait l’avenir à long terme de la base de Diego Garcia et que, sans lui, ses opérations seraient mises en « péril ».
Elle a ajouté : « C’est la seule voie viable vers toute forme de réinstallation, qui peut désormais avancer dans le cadre d’un programme mauricien, et les Chagossiens pourront travailler sur l’île et se rendre à Diego Garcia, ce qu’ils n’ont pas pu faire depuis très longtemps. »