C’est ce mercredi que tombe la date limite pour la soumission des propositions sur la réforme électorale, un chantier majeur inscrit parmi les engagements phares de l’Alliance du Changement.
Attendue de longue date, cette réforme est présentée comme une étape clé pour moderniser le système électoral.
Lancée le 4 décembre dernier, la consultation a permis aux partis politiques, universitaires, syndicats, ONG, organisations de la société civile, membres de la diaspora et simples citoyens de soumettre leurs propositions. Certaines contributions ont également été transmises par voie électronique.
La réforme électorale figure parmi les engagements pris par l’Alliance du Changement lors des dernières élections législatives.
D’ailleurs, le Deputy Prime Minister a plaidé en faveur d’une réforme comprenant l’introduction d’une dose significative de proportionnelle, soit l’élection de 20 députés à la proportionnelle, ainsi que l’abolition de l’obligation pour les candidats de déclarer leur appartenance ethnique lors des élections législatives.
À l’approche de la date butoir du 30 janvier, les propositions se multiplient. Pour le leader du Rassemblement Mauricien, Nando Bodha, une réforme électorale est nécessaire.
La classe syndicale a également soumis ses propositions. Le président du Mauritius Labour Congress, Haniff Peerun, préconise l’élection de deux députés par circonscription.
Par ailleurs, le porte-parole du PMSD, Olivier Barbe, souligne le souci des membres du parti en ce qui concerne le decoupage electorale
Les regards sont désormais tournés vers les propositions qui seront déposées, alors que cette échéance constitue un premier test de crédibilité pour l’Alliance du Changement dans le respect de ses promesses électorales.