La Mauritius Economic Society (MES) a présenté ce vendredi une série de propositions visant à réformer le système électoral mauricien, dans le cadre d’une réflexion fondée sur des recherches et soumise au gouvernement.
Lors de cette présentation, les responsables de l’organisation ont mis en avant plusieurs pistes de réforme destinées à améliorer la représentativité, la transparence et le fonctionnement du système démocratique à Maurice.
Parmi les propositions majeures, figure la limitation du nombre de membres de l’Assemblée nationale à un maximum de 75 députés. La MES recommande également une correction des déséquilibres entre les circonscriptions électorales, afin que le nombre de députés par circonscription reflète davantage le nombre d’électeurs inscrits.
L’organisation propose aussi l’introduction de garanties constitutionnelles pour une meilleure représentation des femmes au Parlement. Ainsi, les élus d’une même circonscription ne devraient pas être tous du même genre, afin d’assurer une représentation plus équilibrée entre hommes et femmes.
La MES suggère par ailleurs de maintenir le Best Loser System, tout en prévoyant certaines restrictions dans l’introduction d’une forme de représentation proportionnelle.
Parmi les autres propositions figurent également des mesures visant à garantir une représentation de l’opposition au Parlement, à encadrer le changement d’allégeance politique des députés, ainsi qu’à mettre en place un fonds spécial pour le financement des partis politiques, auquel les partis contribueraient.
Selon la Mauritius Economic Society, ces réformes permettraient de renforcer la crédibilité du processus électoral et d’adapter le système politique mauricien aux réalités contemporaines, tout en préservant certains mécanismes existants.
L’organisation estime enfin que ces propositions pourraient servir de base de réflexion pour moderniser le système électoral du pays et améliorer la représentativité au sein de l’Assemblée nationale.