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Leckhna Sewcoomar: Le 30/01/2026 à 11:26 | MAJ à 30/01/2026 à 12:03
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Publié : Le 30/01/2026 à 11:26 | MAJ à 30/01/2026 à 12:03
Par : Dooshina Appigadu

« Nous pouvons développer un secteur stratégique comme celui de l’eau, mais quand il faut décaisser les fonds, ils refusent de le faire », a lancé Johnson Roussety, leader du Front Patriotique Rodriguais Écologique (FPRe), lors de la présentation d’un mémorandum dans le cadre du processus de réforme électorale engagé par les autorités.

Ce document, soumis officiellement par le FPRe, vise à corriger ce que le parti qualifie de déséquilibres démocratiques persistants au sein de la République, tout en remettant sur la table la question de l’autodétermination et de l’autonomie réelle de Rodrigues.

Johnson Roussety a rappelé que dès 2011, des propositions claires figuraient dans le manifeste électoral du FPRe concernant l’autodétermination de Rodrigues. Selon lui, ces engagements restent aujourd’hui lettre morte, faute de volonté politique et de moyens concrets accordés au gouvernement régional.

Le leader du FPRe a également appelé à « éliminer le matérialisme », estimant que le développement de Rodrigues ne peut être freiné par des calculs financiers et des blocages administratifs imposés par le pouvoir central.

Johnson Roussety a vivement critiqué le gouvernement mauricien, l’accusant de ne pas débloquer les fonds nécessaires au développement de projets essentiels, notamment dans le secteur de l’eau. « Zot krwar nou pa ena kapasité dépenser », a-t-il lancé, qualifiant le gouvernement central d’hypocrite et dénonçant une méfiance injustifiée à l’égard de la capacité du gouvernement régional à gérer les ressources financières.

Johnson Roussety a en outre indiqué que Rodrigues attend toujours le décaissement d’une enveloppe d’un milliard de roupies promise par la Mauritius Investment Corporation (MIC). Une promesse qui, à ce jour, n’a toujours pas été concrétisée, selon lui.