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Shane: Le 17/03/2026 à 19:11 | MAJ à 17/03/2026 à 19:18
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Publié : Le 17/03/2026 à 19:11 | MAJ à 17/03/2026 à 19:18
Par : La Redaction

Une enquête récente menée par Afrobarometer en 2024 révèle que les Mauriciens sont largement favorables à l’éducation sexuelle en milieu scolaire et à l’accès aux contraceptifs pour tous les individus sexuellement actifs, indépendamment de leur âge ou de leur statut marital.

Selon les résultats, 68 % des citoyens estiment que les contraceptifs doivent être accessibles à toute personne sexuellement active, et 56 % jugent qu’il n’y a pas d’âge minimum pour y avoir accès. Cette ouverture témoigne d’une prise de conscience croissante sur la santé sexuelle et reproductive dans l’île.

En effet, face aux tabous persistants, une écrasante majorité de citoyens interrogés dans le cadre d’un sondage de StraConsult plébiscite l’apprentissage scolaire et l’accès universel à la contraception, marquant une volonté de rupture pour garantir l’autonomie et la santé des femmes. .

L’étude souligne également un consensus sur l’enseignement de l’éducation sexuelle à l’école, avec 94 % des répondants en faveur de son intégration dans le programme scolaire. L’objectif est de permettre aux adolescents de prendre des décisions éclairées et de prévenir les pratiques sexuelles à risque. Dans la même logique, 66 % des Mauriciens soutiennent que les filles enceintes devraient pouvoir poursuivre leur scolarité.

En matière d’avortement, l’opinion publique est également nuancée mais majoritairement favorable dans certains cas : 91 % considèrent justifiable un avortement si la vie ou la santé de la femme est menacée, et 82 % si la grossesse est le résultat d’un viol ou d’un inceste. Une majorité juge l’avortement acceptable également lorsque la femme est économiquement incapable d’élever l’enfant (61 %) ou lorsqu’elle ne souhaite pas poursuivre la grossesse pour n’importe quelle raison (53 %).

Enfin, les Mauriciens soutiennent l’autonomie des femmes dans leurs choix de vie. 86 % estiment que les femmes doivent décider librement du moment de leur mariage, et 77 % pensent qu’elles doivent choisir le nombre et l’espacement de leurs enfants.

Cette enquête reflète une société en mutation, où l’éducation et l’accès aux services de santé reproductive sont considérés comme essentiels pour l’émancipation des femmes et le bien-être de la jeunesse. Elle fait également écho aux politiques nationales, notamment la National Sexual and Reproductive Health Policy 2022, qui vise à renforcer l’accès à l’information et aux services de planification familiale sur l’ensemble du territoire.