Les prix du pétrole ont chuté ce mercredi 11 mars, portés par des informations évoquant un éventuel déblocage massif de réserves stratégiques par les principaux pays consommateurs, tandis que les marchés asiatiques poursuivaient leur rebond.
Le West Texas Intermediate (WTI), baril de référence aux États-Unis, reculait de 1,02 % à 82,60 dollars, après avoir progressé jusqu’à 5 % en début de séance asiatique. Le Brent perdait 0,84 %, s’établissant à 87,06 dollars.
D’après le Wall Street Journal, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) aurait proposé un déblocage historique de pétrole afin de contenir la flambée des prix liée au conflit au Moyen-Orient. Cette opération dépasserait largement les 182 millions de barils déjà libérés en 2022, lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
L’AIE souligne que les stocks mondiaux atteignent aujourd’hui 8,2 milliards de barils, offrant un « tampon » face à d’éventuelles perturbations. Les pays membres détiennent plus de 1,2 milliard de barils en réserves publiques d’urgence, auxquels s’ajoutent 600 millions de barils supplémentaires sous obligation industrielle.
Profitant de cette détente sur le marché du brut, les Bourses asiatiques ont consolidé leurs gains : Tokyo a progressé de 1,77 %, Séoul de 2,45 % et Sydney de 0,51 %. Après plusieurs jours de forte volatilité, la perspective d’une injection massive de pétrole et les déclarations rassurantes de Donald Trump sur l’évolution du conflit avec l’Iran ont contribué à calmer les investisseurs.