Le chanteur Patrick Bruel fait l’objet de plusieurs plaintes pour viol et tentative de viol, selon Mediapart.
L’une des plaintes, déposée le 12 mars auprès du parquet de Paris, émane de Daniela Elstner, actuelle directrice générale d’Unifrance. Elle accuse le chanteur de faits remontant à 1997, au Mexique, lors d’un festival du film français. Une autre plainte, pour viol, a été déposée auprès du parquet de Saint-Malo concernant des faits commis en 2012. Selon Mediapart, six autres femmes ont également formulé des accusations pour violences sexuelles, certaines évoquant des faits survenus dans les années 1990.
Contacté, l’avocat de Patrick Bruel, Christophe Ingrain, dément formellement ces accusations et insiste sur le respect de la présomption d’innocence : « Jamais il n’a cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel. La justice tranchera si elle est saisie ».
Pour Daniela Elstner, la démarche judiciaire dépasse la seule volonté de condamnation : « Il s’agit avant tout d’un besoin de libération », souligne son avocate, Jade Dousselin, rappelant le chemin difficile qu’a nécessité cette prise de parole.
Cette affaire relance le débat autour du mouvement #MeToo, trente ans après certains des faits dénoncés, et met en lumière la complexité de concilier libération de la parole et droits de la défense.