Le virus du papillome humain s’impose aujourd’hui comme l’infection sexuellement transmissible la plus répandue à l’échelle mondiale. Contracté dès les premiers rapports sexuels, il concerne autant les hommes que les femmes. Si, dans la majorité des cas, le virus est éliminé naturellement par l’organisme, certaines variantes à haut risque peuvent évoluer vers des cancers, notamment celui du col de l’utérus, mais aussi d’autres atteintes génitales.
Face à cette menace silencieuse, la vaccination demeure l’arme la plus efficace. À Maurice, le ministère de la Santé préconise l’immunisation des jeunes âgés de 9 à 15 ans. Le Dr Fazil Khodaboccus rappelle que le programme national a démarré en 2016 dans les établissements scolaires, ciblant d’abord les filles de neuf ans avant d’être graduellement étendu.
Suivant les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé, plus de 88 000 adolescentes ont déjà reçu le vaccin. Depuis 2024, les garçons sont également inclus dans cette stratégie préventive afin de limiter la circulation du virus et réduire, à long terme, les cancers associés.
Le Dr Khodaboccus indique qu’aucun effet indésirable n’a été signalé jusqu’ici après l’administration du vaccin, tandis que la campagne de vaccination se poursuit dans les établissements scolaires.