La Chine a suspendu ses exportations de carburants raffinés pour le mois de mars, une décision qui pourrait accentuer les tensions sur les marchés énergétiques asiatiques. Selon des sources industrielles, les autorités ont demandé aux raffineries de stopper les expéditions d’essence, de diesel et de kérosène afin de sécuriser l’approvisionnement intérieur.
Cette mesure intervient dans un contexte déjà fragile, marqué par des perturbations des flux pétroliers au Moyen-Orient. En limitant ses exportations, Pékin réduit une source clé d’approvisionnement pour plusieurs pays d’Asie, notamment en Asie du Sud-Est, fortement dépendants des livraisons chinoises.
Résultat : les importateurs régionaux pourraient être contraints de se tourner vers des fournisseurs alternatifs, souvent plus chers, ce qui risque d’alimenter la hausse des prix des carburants. Les marchés pétroliers réagissent déjà à ces tensions, avec une progression notable des cours du brut ces derniers jours.
Pour Pékin, l’objectif est clair : éviter toute pénurie et contenir les coûts énergétiques domestiques. Mais cette stratégie pourrait accentuer les déséquilibres mondiaux, dans un marché déjà soumis à de fortes incertitudes géopolitiques.