Le lundi soir, Kaboul a été frappée par des bombardements pakistanais, ciblant un centre de traitement pour toxicomanes, selon le gouvernement afghan. Des journalistes de l’AFP sur place ont observé des dizaines de morts et de blessés parmi les civils, au milieu des décombres.
Islamabad affirme avoir visé « des cibles militaires et terroristes ». Vers 21h00 locales (16h30 GMT), de fortes explosions ont secoué la capitale, provoquant panique et chaos, alors que certaines familles rentraient chez elles ou s’abritaient dans des sous-sols après la rupture du jeûne, à quelques jours de la fin du Ramadan.
« Le régime pakistanais a une nouvelle fois violé l’espace aérien afghan, ciblant un centre de traitement à Kaboul et causant la mort et des blessures à de nombreux civils, pour la plupart des patients en traitement », a dénoncé sur X le porte-parole afghan Zabihullah Mujahid, qualifiant cette attaque d’« acte inhumain ».
Sur le site touché, les secouristes transportaient les corps tandis qu’un incendie persistait. Au moins trente cadavres ont été recensés, tandis que des blessés réclamaient de l’aide et que des ambulances se relayaient pour les évacuer vers d’autres hôpitaux de la ville.