Inventée à la fin du XIXe siècle et associée à Guglielmo Marconi, qui réalisa en 1895 les premières transmissions sans fil, la radio célèbre en 2026 ses 131 ans d’existence.
À l’occasion de la Journée mondiale de la radio, placée sous le thème « Radio et Intelligence Artificielle », Jean Claude de l’Estrac, ancien journaliste et observateur Jacques Maunick, professionnel de la radio et Ashok Radhakissoon, ancien président de l’Independent Broadcasting Authority livrent leur analyse du paysage radiophonique.
Média de proximité par excellence, la radio demeure un pilier fort, capable de rassembler toutes les générations et toutes les composantes de la société.
Pour Jacques Maunick, professionnel de la radio, le rôle de ce média dépend avant tout de son public.
La radio renforce également la démocratie par une information pluraliste et accessible. Jean Claude de l’Estrac, ancien journaliste et observateur, insiste sur son caractère indispensable dans une société démocratique.
De son côté, Ashok Radhakissoon, ancien président de l’Independent Broadcasting Authority, décrit la radio comme un pont solide entre le public et le gouvernement.
À l’ère de l’intelligence artificielle, le média radiophonique amorce une nouvelle transformation. Ashok Radhakissoon souligne toutefois qu’il existe une forme de coexistence : si l’IA consomme et analyse les données, la radio, elle, continue de produire du contenu.
Mais cette évolution technologique n’est pas sans risques. L’intelligence artificielle menace l’authenticité comme le rappelle Ashok Radhakissoon.
Jean Claude de l’Estrac abonde dans le même sens, estimant que l’IA ne représente pas un support indispensable à la radio.
Jacques Maunick, quant à lui, prône une utilisation intelligente.
Malgré les avancées technologiques, la radio reste un compagnon fidèle, un média fort, accessible et profondément humain, comme le souligne Jean Claude de l’Estrac.
À l’ère de l’intelligence artificielle, la radio se trouve à un tournant décisif. Entre modernisation et préservation de son identité, elle doit relever le défi sans renier son essence. Car au-delà des algorithmes et des innovations, ce sont la voix, l’émotion et la confiance qui continueront de faire battre le cœur puissant de la radio.