La montée des tensions entre l’Iran et les États-Unis ravive les inquiétudes d’une possible crise énergétique internationale. En ligne de mire : le détroit d’Hormuz, corridor maritime stratégique par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial.
Situé entre l’Iran et Oman, le détroit d’Hormuz relie le Golfe persique à la mer d’Oman. Chaque jour, près de 20 % du pétrole consommé dans le monde y transite, ainsi qu’une part importante du gaz naturel liquéfié (GNL), principalement à destination des marchés asiatiques.
La Chine, l’Inde, le Japon et la Corée du Sud figurent parmi les principaux importateurs dépendant de cette route maritime. Toute perturbation pourrait donc avoir des conséquences directes sur les économies mondiales.
Face aux tensions croissantes avec Washington et aux risques d’extension du conflit au Moyen-Orient, des responsables iraniens ont évoqué la possibilité de perturber le trafic dans le détroit en cas d’attaque contre leurs intérêts.
Même si une fermeture totale apparaît peu probable, notamment parce qu’elle affecterait également les exportations iraniennes, les analystes estiment que des perturbations partielles suffiraient à provoquer une flambée des prix du pétrole.
Des manœuvres militaires iraniennes dans la zone ont été interprétées comme un signal de dissuasion adressé aux États-Unis et à leurs alliés.
Les marchés énergétiques réagissent à chaque regain de tension dans la région. Les prix du brut ont montré des signes de volatilité, les investisseurs anticipant un possible choc sur l’offre mondiale.
Une hausse prolongée des prix du pétrole pourrait entraîner :
- une augmentation des coûts du transport et de l’énergie,
- une pression inflationniste accrue,
- un ralentissement économique dans les pays fortement importateurs.
Plusieurs puissances, dont la Chine, ont appelé à la retenue afin d’éviter une crise majeure. Le maintien de la sécurité maritime dans le Golfe reste un enjeu crucial pour la stabilité économique mondiale.
Alors que les efforts diplomatiques se poursuivent en parallèle du déploiement militaire dans la région, l’équilibre demeure fragile. Le détroit d’Hormuz reste ainsi l’un des points les plus sensibles de la géopolitique mondiale actuelle.