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Keshinee: Le 27/02/2026 à 08:21 | MAJ à 27/02/2026 à 08:23
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Publié : Le 27/02/2026 à 08:21 | MAJ à 27/02/2026 à 08:23
Par : La Redaction

La Banque de Maurice renforce sa mobilisation face aux risques climatiques. Lors d’un atelier consacré à la supervision des risques climatiques, la Gouverneure, Dr Priscilla Muthoora Thakoor, a insisté sur l’urgence d’intégrer pleinement ces risques dans le système bancaire mauricien et d’accélérer le financement de la transition verte.

S’appuyant sur le Country Climate and Development Report (CCDR) de la Banque mondiale, elle a rappelé que Maurice devra affronter, au cours des 25 prochaines années, des températures extrêmes, des cyclones plus intenses, des inondations accrues et la montée du niveau de la mer. Dans un scénario de chocs climatiques multiples, l’impact pourrait atteindre jusqu’à 10 % du PIB en une seule année.

Pour la Banque centrale, l’intégration du risque climatique dans les politiques monétaires et prudentielles est une nécessité pour préserver la stabilité des prix et la stabilité financière. Dès octobre 2021, elle a créé un Climate Change Centre. Depuis janvier 2024, une guideline impose aux institutions financières d’intégrer les risques climatiques dans leur gouvernance, de publier des informations dédiées et d’identifier les opportunités liées à la transition bas-carbone.

Un premier exercice d’analyse de scénarios climatiques est en cours, et les inspections sur site intégreront ces risques.

Selon le Country Climate and Development Report (CCDR), le déficit annuel de financement climatique atteint 213 millions USD sur cinq ans, dont plus de 70 % pourraient provenir des banques. La Gouverneure appelle celles-ci à innover, renforcer leurs données, adopter les normes internationales ISSB et s’engager résolument vers la neutralité carbone.