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Yudhisen Mardaymootoo: Le 27/02/2026 à 20:49 | MAJ à 27/02/2026 à 20:52
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Publié : Le 27/02/2026 à 20:49 | MAJ à 27/02/2026 à 20:52
Par : Dorothy Bonnefemme

À Maurice, la traite des êtres humains frappe sans distinction et continue de choquer. « La situation est profondément bouleversante », confie Me Melany Nagen, vice‑présidente de la National Human Rights Commission. Femmes, hommes, adolescents : aucun n’est épargné. Depuis 2025, rien qu’au Shelter Universelles Passerelle, 41 victimes ont été accueillies, dont 27 pour exploitation sexuelle et 14 pour travail forcé, la majorité âgées de 24 à 41 ans.

Les principales victimes identifiées sont de nationalité malgache et biélorusse. Plus récemment, une ressortissante népalaise a également été prise en charge, nous dit Fanirisoa Razanatovo, Shelter Manager de Universelles Passerelle.

Les victimes, ajoute Fanirisoa Razanatovo, sont le plus souvent piégées par de fausses offres d’emploi. Attirées par la promesse d’un travail et d’une vie meilleure, elles se retrouvent ensuite exploitées et privées de leurs droits fondamentaux.

Au centre Universelles Passerelle, les victimes bénéficient d’un hébergement sécurisé ainsi que d’un accompagnement psychologique, social et légal, et elles peuvent y rester jusqu’à la fin de leur procès et retour au pays.

De son côté, Me Melany Nagen souligne qu’à travers ses investigations, la National Human Rights Commission observe un schéma récurrent dans les méthodes de recrutement et d’exploitation.

Et, la National Human Rights Commission mise beaucoup sur la sensibilisation et la coopération avec d’autres pays.

La traite des êtres humains reste une réalité préoccupante à Maurice. Entre fausses promesses et exploitation, femmes, hommes et adolescents continuent d’en être victimes. La prévention, la sensibilisation et le soutien aux victimes restent essentiels pour briser ce cycle.