Alors que l’introduction du permis à points se profile à Maurice, l’état du réseau routier et des marquages au sol suscite de plus en plus d’inquiétudes. Dans plusieurs régions de l’île, les panneaux indicateurs sont vieillissants, peu visibles ou parfois inexistants, tandis que les marquages routiers sont effacés ou dégradés. Une situation qui, selon les spécialistes de la sécurité routière, risque de compromettre l’efficacité d’une réforme majeure pourtant attendue.
« Nos mobiliers routiers, les marquages et l’état même de nos routes ne sont pas prêts pour le permis à points », souligne le président de Prévention Routière Avant Tout (PRAT), Alain Jeannot, en expliquant que cette mesure ne peut fonctionner que dans un certain écosystème.
Pour Alain Jeannot, la modernisation des infrastructures routières doit être une priorité absolue. Changer les panneaux indicateurs et les marquages routiers est essentiel, car cet ensemble ne sert pas seulement à guider, avertir et informer les usagers de la route, mais aussi à inspirer le respect des règles de circulation.