Tandis que de nombreuses familles et groupes d’amis se réunissent autour d’un bon festin pour célébrer l’arrivée de la nouvelle année, cette réalité n’est pas celle de tous. Certains passeront cette nuit symbolique au travail, au sein des services essentiels, d’autres dans des centres d’hébergement, voire derrière les barreaux. Un autre visage du réveillon, plus discret, mais tout aussi réel, que nous avons choisi de mettre en lumière.
Sœur Myriam, du couvent de Bonne Terre, explique que, comme chaque année, les résidents se rassembleront pour un dîner convivial baptisé la « grillade party ». Un moment festif au cours duquel une piste de danse sera aménagée, avant d’attendre ensemble minuit pour célébrer la nouvelle année au son des pétards.
Le commissaire des prisons, Dev Jokhoo, souligne qu’un repas spécial sera préparé pour les détenus, accompagné d’un gâteau. La soirée se poursuivra par un concert interne, permettant aux détenus de se détendre et de partager un moment de convivialité. Par ailleurs, une messe présidée par Mgr Durhone sera célébrée à la prison de Melrose ce 31 décembre, suivie d’un office destiné aux membres du personnel et à leurs familles.
Anne-Zoa, infirmière, explique que le réveillon reste pour elle une journée de travail comme les autres. Elle se tient prête à intervenir en cas d’urgence, consciente que certains patients auront besoin de soins même pendant les festivités du Nouvel An.
Ainsi, derrière les feux d’artifice et les repas festifs, une autre facette du réveillon se dessine à Maurice. Entre résidents de couvents, détenus et personnels soignants, chacun vit cette nuit à sa manière, dans l’engagement, la solidarité ou la vigilance. Un rappel que le passage à la nouvelle année concerne tous, même ceux qui célèbrent loin des projecteurs.