Le rapport 2026 sur le suivi lagonaire dans la région de Port-Louis, couvrant la période janvier 2021 à décembre 2024, fait état d’une amélioration générale de la qualité des eaux côtières entre Baie-du-Tombeau et Pointe-aux-Sables, malgré la persistance de certains points sensibles.
Les analyses microbiologiques portant sur les coliformes totaux et fécaux révèlent qu’après une année 2021 marquée par des taux de conformité faibles dans plusieurs stations — notamment à l’embouchure du Ruisseau Terre-Rouge, à Bain-des-Dames et à Pointe-aux-Sables — la situation s’est globalement améliorée entre 2022 et 2024.
Durant ces trois dernières années consécutives, la majorité des stations ont enregistré un taux de conformité annuel supérieur à 80 %, seuil considéré comme indicatif d’une bonne qualité d’eau selon les normes internationales.
Pointe-aux-Sables demeure ainsi la zone la plus vulnérable, avec des épisodes répétés de contamination fécale.
Les analyses effectuées sur des spécimens prélevés en 2022, 2023 et 2024 pour détecter neuf métaux lourds indiquent une conformité totale aux Food Regulations 2024.
Le rapport confirme qu’aucune restriction n’est nécessaire quant à la consommation de poissons pêchés dans la zone étudiée.
Trois principaux cours d’eau ont été surveillés, soit la rivière de la Grande Rivière Nord-Ouest (GRNO), l’estuaire de Terre-Rouge et la rivière Tombeau.
La rivière de la Grande Rivière Nord-Ouest affiche un taux de conformité supérieur à 80 %, indiquant une qualité satisfaisante.
En revanche, l’estuaire de la Terre Rouge et la rivière Tombeau présentent des taux de conformité très faibles, parfois de 0 % ou 25 % ces dernières années, traduisant une forte contamination bactérienne.
Malgré cette charge bactérienne élevée en rivière, l’effet de dilution en mer semble limiter l’impact direct sur la qualité des eaux lagonaires.
Le faible taux de raccordement à Pointe-aux-Sables constitue un facteur explicatif des contaminations récurrentes observées.
Le rapport souligne également l’importance de préserver les drains naturels et d’éviter leur bétonnage, afin de maintenir leurs capacités naturelles d’autoépuration.