Depuis le début de l’année, la leptospirose continue de susciter de vives inquiétudes à Maurice. Cette maladie infectieuse, transmise principalement par l’urine de rongeurs, notamment les rats, peut être contractée par contact avec de l’eau ou de la boue contaminée, ou encore par des aliments souillés. À ce jour, dix cas ont été confirmés, neuf hommes et une femme, avec déjà trois décès enregistrés et un cas actuellement actif.
Face à cette situation préoccupante, les autorités sanitaires ont renforcé les mesures de prévention et de contrôle, tout en lançant un appel pressant à la responsabilité individuelle et collective.
Le Dr Fazil Khodabaccus, directeur par intérim des services de santé, souligne qu’il est essentiel de maintenir un environnement propre, d’éliminer correctement les déchets et les produits périssables, et d’éviter toute accumulation susceptible d’attirer les rongeurs.
La mairesse de Beau-Bassin/Rose-Hill Gabriella Batour indique que la fréquence de lavage dans les marchés a été augmentée, que les campagnes de dératisation ont été intensifiées et que des poubelles supplémentaires ont été installées dans les zones à risque. Elle lance également un appel à la vigilance et à la responsabilité du public.
Darmarajen Cartan, Chairman du comité de la santé du Savanne District Council, précise que l’accent est mis sur les villages où des cas ont été recensés. Il appelle aussi les propriétaires de terrains en friche à nettoyer leurs parcelles afin d’éviter qu’elles ne deviennent des refuges pour les rats.
La lutte contre la leptospirose repose ainsi sur une mobilisation collective. Si les autorités multiplient les interventions, chaque citoyen a un rôle crucial à jouer pour limiter la propagation de la maladie et prévenir de nouveaux cas.