À l’issue de la prière de l’angélus, ce dimanche 1er mars, le pape Léon XIV a exprimé sa vive préoccupation face aux « heures dramatiques » que traverse le Moyen-Orient, marqué par les bombardements en Iran et les représailles qui ont suivi. Depuis la place Saint-Pierre, au Vatican, le souverain pontife a lancé un appel pressant à la paix, rappelant que celle-ci ne peut naître « ni de menaces réciproques, ni d’armes qui sèment la destruction et la mort », mais uniquement d’un dialogue sincère et responsable.
Alors que les frappes menées par les États-Unis et Israël se poursuivent pour un deuxième jour consécutif, le chef de l’Église catholique a exhorté les parties concernées à faire preuve de responsabilité morale afin d’éviter « une tragédie aux proportions immenses ». Il a plaidé pour que la diplomatie reprenne toute sa place et que soit privilégié le bien des peuples, aspirant à une coexistence pacifique fondée sur la justice.
Les frappes, lancées le 28 février, visaient des infrastructures militaires ainsi que des centres névralgiques du pouvoir iranien. Elles ont notamment coûté la vie à l’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique depuis 1989. En riposte, l’Iran a tiré des missiles en direction d’Israël et de plusieurs pays du Golfe abritant des bases militaires américaines.
Le pape a également fait part de son inquiétude face à la montée des tensions entre le Pakistan et l’Afghanistan. Après des mois d’incidents frontaliers, les deux pays sont entrés dans une phase de confrontation ouverte le 27 février, à la suite d’une attaque lancée depuis Kaboul et de frappes aériennes pakistanaises en représailles.
Face à ces conflits, Léon XIV a invité les fidèles à prier pour la concorde entre les nations, soulignant que seule la paix, don de Dieu, peut panser les blessures entre les peuples.