Quatre Chagossiens ayant récemment débarqué sur l’île du Coin, dans l’archipel des Chagos, ont obtenu un sursis temporaire après qu’un juge du Territoire britannique de l’océan Indien a suspendu leur expulsion. La décision leur permet de rester sur place au moins jusqu’à ce vendredi 13 mars, date à laquelle l’affaire doit être réexaminée par la justice.
Les quatre hommes, menés par Misley Mandarin, « First Minister » autoproclamé du gouvernement chagossien en exil, avaient rejoint l’archipel en février dernier dans le but de relancer la revendication du droit de retour des Chagossiens sur leurs terres d’origine.
Les autorités britanniques avaient initialement ordonné leur expulsion, avertissant qu’ils pourraient faire face à une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison ou à une amende s’ils refusaient de quitter l’île. Toutefois, une décision judiciaire est venue suspendre temporairement cette mesure, empêchant les autorités de procéder à leur expulsion pour le moment.
Ce vendredi 13 mars marque donc une échéance importante dans ce dossier. Le tribunal devra examiner les arguments des différentes parties avant de décider si l’injonction judiciaire sera prolongée ou levée.
Cette affaire intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. Londres a annoncé son intention de transférer la souveraineté de l’archipel des Chagos à Maurice, tout en conservant l’usage de la base militaire stratégique de Diego Garcia dans le cadre d’un accord de location de longue durée.
La présence des quatre Chagossiens sur l’archipel remet ainsi au premier plan la question du droit de retour des habitants expulsés dans les années 1960 et 1970, lors de la création de la base militaire américaine.
Le verdict attendu ce vendredi 13 mars devrait décider du sort des insulaires : rester sur l’île ou quitter l’archipel.