Lors de l’émission Parlement Lepep, animée par Rudy Veeramundar sur Top FM ce mardi 10 mars, les discussions ont porté sur les répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient. Interrogé sur les opportunités pour le secteur financier mauricien face aux incertitudes touchant des centres comme Dubaï ou Abou Dhabi, l’ancien secrétaire financier Ali Mansoor a estimé que Maurice pourrait tirer parti de sa stabilité pour attirer des talents et des entreprises.
Selon lui, pour saisir cette opportunité, le pays doit toutefois renforcer la gouvernance et accélérer les procédures dans le secteur des services financiers, notamment au sein de la Financial Services Commission. Il plaide pour davantage de rapidité, de clarté et de transparence dans les décisions, avec des règles simples permettant aux entreprises d’opérer sans longues autorisations administratives. Une telle réforme, combinée à une stratégie de promotion internationale, pourrait positionner Maurice comme un hub entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, tout en soutenant la croissance économique du pays.
Ali Mansoor a également estimé que certains choix de gouvernance envisagés pour le prochain budget pourraient réduire la marge de manœuvre économique du gouvernement. Selon lui, l’austérité ne constitue pas une solution durable pour améliorer le niveau de vie. Il plaide plutôt pour une stratégie axée sur la croissance, notamment par le renforcement des exportations dans une économie ouverte comme celle de Maurice.
À court terme, il estime que l’État pourrait soutenir davantage le pouvoir d’achat, à condition d’accompagner ces mesures d’un plan crédible de réformes et de soutien aux PME et aux entreprises. L’objectif serait de stimuler la croissance sans compromettre la crédibilité financière du pays auprès d’agences de notation comme Moody’s.