À peine six jours en 2026 et la violence, frappe déjà durement : 40 cas recensés depuis le 31 décembre, dont deux féminicides. Parmi eux, Sivanee Saminaden, militante engagée pour les femmes et les enfants, a été retrouvée morte le dimanche 4 janvier, bouleversant la nation. Celle qui consacrait sa vie à défendre les plus vulnérables a vu la sienne brutalement s’achever sous les coups de son bourreau.
Face à cette hausse alarmante des cas de violences, une question s’impose : que faire pour enrayer ce fléau ?
Anushka Virahsawmy, directrice de Gender Links Mauritius, alerte : « Trop facile de dire que ces bourreaux ont des problèmes mentaux, les gens doivent savoir ce qu’ils font. »
Pour Anushka Virahsawmy, sensibilisation et soutien aux victimes sont urgents.
Pour Prisheela Mottee, présidente de l’association Raise Brave Girls, la violence domestique demeure un fléau persistant, malgré les lois et campagnes de sensibilisation. Elle dénonce également le victim blaming sur les réseaux sociaux et plaide pour un changement urgent de mentalités.
Mélanie Vaère-Cicéron, présidente de l’ONG Passerelle, rejoint cet appel. Elle condamne la maltraitance verbale et les attaques contre les victimes en ligne, et insiste sur l’importance d’une éducation renforcée pour un usage responsable et respectueux des mots sur les réseaux sociaux.
Le début de cette année 2026 rappelle tragiquement que la lutte contre la violence et le féminicide reste un combat prioritaire pour la société mauricienne.