Le détroit d’Ormuz, étroit passage maritime de seulement 33 km situé entre l’Iran, Oman et les Émirats arabes unis, est un point névralgique pour l’approvisionnement énergétique mondial. Chaque jour, près de 17 millions de barils de pétrole y transitent, soit environ 20 % de la production pétrolière mondiale. Toute perturbation dans cette zone stratégique pourrait avoir des répercussions immédiates sur les marchés pétroliers internationaux.
Pour mieux comprendre l’impact potentiel d’une fermeture du détroit d’Ormuz, dans le contexte des attaques américano-israéliennes contre l’Iran, nous avons recueilli les analyses de Nando Bodha, ancien ministre des Affaires étrangères, et de Bernard Saminaden, observateur, afin d’évaluer les conséquences.
Certains pays seraient particulièrement vulnérables à ces tensions. L’Inde, par exemple, dépend à hauteur de 85 % des importations de pétrole, dont 60 % proviennent du Moyen-Orient. La Chine, premier importateur mondial, voit 40 % de son approvisionnement pétrolier transiter par ce détroit stratégique.
Selon Bernard Saminaden, l’instabilité dans la région aura un impact direct sur le commerce mondial.
Bernard Saminaden précise également que le coût des marchandises augmentera et que le prix du baril de pétrole pourrait augmenter.
Pour sa part, Nando Bodha insiste sur les répercussions sur l’approvisionnement énergétique, soulignant que l’une des principales menaces concerne la sécurité de l’approvisionnement en pétrole.