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Keshinee: Le 29/12/2025 à 10:25 | MAJ à 29/12/2025 à 10:27
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Délinquance juvénile
Publié : Le 29/12/2025 à 10:25 | MAJ à 29/12/2025 à 10:27
Par : Yeshoda Keenoo

Des faits récents relayés sur les réseaux sociaux relancent le débat sur la délinquance juvénile à Maurice. Parmi eux, des adolescents filmés en train de lancer des bouteilles sur des voitures depuis un flyover à Rose-Belle, le cas d’un garçon de 12 ans ayant volé une voiture à Beau-Bassin, ou encore des jeunes ayant mis sans dessus dessous le shelter de Cap l’Espoir. À cela s’ajoutent plusieurs situations de harcèlement entre pairs, suscitant une vive inquiétude au sein du public et des autorités.

Face à cette recrudescence d’actes à risque, des experts ont été consultés afin d’analyser les causes de ce phénomène, d’explorer des pistes de solutions et de déterminer si l’âge de la responsabilité pénale devrait être revu.

La responsabilité pénale c’est qu’une personne peut être tenue légalement responsable d’un acte interdit par la loi. Cette personne aura une punition, qu’elle devra obligatoirement subir.

L’avocate Venusha Autar rappelle que, selon la section 49 de la Children’s Act, l’âge de la responsabilité pénale est actuellement fixé à 14 ans à Maurice et estime que ces comportements auraient pu provoquer de graves accidents, mettant en danger des vies innocentes.

Dans ce contexte, Me Venusha Autar plaide pour une révision de l’âge de la responsabilité pénale, suggérant qu’il pourrait être abaissé à 10 ans, à l’image de ce qui se fait dans certains pays. Selon elle, cette mesure permettrait de mieux répondre aux actes graves commis par des mineurs et d’envoyer un signal fort en matière de responsabilité.

Toutefois, l’Ombudsperson for Children, Aneeta Ghoorah, se montre plus réservée. Elle estime que réduire l’âge de la responsabilité pénale n’est pas nécessairement la solution et insiste sur l’importance de l’encadrement, de l’écoute et de l’accompagnement des enfants, en particulier ceux laissés à eux-mêmes.

Les spécialistes s’accordent sur un point : la lutte contre la délinquance juvénile nécessite une approche globale, combinant prévention, encadrement, responsabilité et interventions adaptées, afin d’éviter que ces comportements ne se transforment en drames.