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Yudhisen Mardaymootoo: Le 09/01/2026 à 09:39 | MAJ à 09/01/2026 à 10:07
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Publié : Le 09/01/2026 à 09:39 | MAJ à 09/01/2026 à 10:07
Par : Dorothy Bonnefemme

L’année 2025 restera gravée dans les mémoires à Maurice pour la violence de certains crimes ayant bouleversé des familles entières. Selon les données du Crime Record Office, 29 cas de meurtres et 2 cas d’homicides involontaires ont été enregistrés, confirmant une tendance préoccupante qui s’inscrit dans la continuité de la hausse des homicides volontaires constatée depuis 2024.

Les drames se sont succédé tout au long de l’année, laissant derrière eux des traumatismes profonds. À Vacoas, le 10 mai, Christine Foolchand, 51 ans, succombait huit semaines après une violente agression perpétrée par son propre fils, dépendant à la drogue. À Curepipe, Reade Boodhoo, 74 ans, a été tué par son neveu Naadir, 28 ans, récemment sorti de prison.

En octobre, le propriétaire de Marks Aquarium, Mark Yeung Shi Yin, a été tué lors d’un cambriolage qui a dégénéré. Quelques jours après le drame, son fils a été arrêté dans le cadre de l’enquête.

Triolet a également été le théâtre d’une tragédie le 23 juin, lorsqu’une femme âgée de 79 ans, Santa Mathurasingh, a été tuée chez elle par un toxicomane du quartier, Ravish Kumar Seetul.

Le drame a aussi frappé les plus jeunes. Le 1er janvier 2025, Marie Catalea Nalatambee, 19 mois, est morte tragiquement à Richelieu, projetée au sol par Josian Sylvio Edmond, sous l’effet de drogues synthétiques.

La violence n’a pas épargné les personnes âgées. Le 30 décembre, le corps de Sreematee Bunghoo, 78 ans, a été retrouvé sans vie dans sa maison à Vacoas, victime d’un cambriolage.

Ces événements rappellent que derrière les statistiques, il y a des familles brisées et des vies marquées à jamais. Comme le témoigne Vanessa Juhel, mère de Laeticia Malabar, tuée par son concubin et laissant deux enfants en bas âge, qui recherchent toujours leur mère.

Vanessa Juhel ajoute que ce qui est plus blessant, c’est l’absence de soutien des autorités.

Au-delà des chiffres froids et des bilans annuels, l’année 2025 aura mis en lumière une violence qui s’immisce au cœur même des foyers, touchant indistinctement enfants, personnes âgées et proches parents.