Alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit, le gouvernement mauricien suit de près l’évolution de la situation et ses répercussions potentielles sur l’économie nationale. Ce mardi, le ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire, le Dr Arvin Boolell, présidera une réunion d’un comité d’urgence consacrée à la sécurité alimentaire du pays.
Les autorités reconnaissent que les événements en cours ont un impact direct ou indirect sur l’ensemble des secteurs économiques, fait ressortir le ministre Arvin Boolell. Pays importateur net de denrées alimentaires, de carburant et d’aliments pour bétail, Maurice doit anticiper les effets d’éventuelles perturbations sur les chaînes d’approvisionnement.
Lors de la réunion de ce mardi, explique le ministre sur sa page Facebook, plusieurs points cruciaux seront abordés : la disponibilité des produits de base tels que les pommes de terre, les oignons et l’ail ; la recherche d’alternatives d’importation, notamment depuis l’Égypte, alors que les délais de fret pourraient passer de 40 à 60 jours ; la possibilité d’accroître les importations en provenance des marchés indien et chinois ; le coût des intrants agricoles et la révision des mesures d’accompagnement ; ainsi que les risques de pressions inflationnistes.
Arvin Boolell a également indiqué que l’Agricultural Marketing Board (AMB) adopte une approche proactive en étudiant différents scénarios à court et moyen terme. Dans ce contexte, la politique « Ridge to Reef » (R2R) pourrait représenter une opportunité stratégique pour renforcer la résilience du secteur agricole.
Si aucune déclaration d’état d’urgence n’est envisagée à ce stade, le gouvernement appelle néanmoins à la prudence, précise le ministre.