La commission d’enquête sur la mort d’Andy Selmour a repris ses travaux ce jeudi 26 février avec la première partie des auditions, principalement consacrée aux aspects sécuritaires et organisationnels à la prison de Melrose. Le Principal Health Officer P.G. ainsi que l’ACP V.B. ont été entendus lors de cette première séance.
Le Principal Health Officer P.G. a été le premier à déposer. Il a expliqué qu’il n’était pas en service à la prison de Melrose le 9 décembre 2025. Il a toutefois précisé avoir contacté l’établissement à 17h21 afin de s’enquérir de la situation des patients au sein du complexe médical de la prison. Selon son témoignage, le poste de garde l’a informé que le Prison Health Officer de service, D., avait déjà quitté les lieux.
P.G. a alors pris contact avec D. pour comprendre la situation. Ce dernier lui aurait indiqué qu’Andy Selmour devait être transféré à l’hôpital JNH. P.G. a également déclaré lui avoir demandé pourquoi il avait quitté les lieux sans relève assurée. Il a été précisé que D. a par la suite soumis une explication écrite dans le cadre d’une enquête interne de la prison, le 12 décembre, soit après les événements entourant le décès d’Andy Selmour.
Le Principal Health Officer a affirmé être resté informé de l’évolution de la situation par le biais de l’officier de santé de nuit, T., indiquant avoir suivi l’affaire de près.
Il a également reconnu que l’environnement au sein de la Melrose High Security Prison est tendu. Certains détenus seraient décrits comme « difficiles » ou insatisfaits des traitements reçus, et un sentiment d’insécurité serait ressenti par certains membres du personnel.
De son côté, l’ACP V.B., en poste au sein du service pénitentiaire depuis plus de vingt ans et responsable de la High Security Prison de Melrose le jour des faits, a qualifié l’environnement de « difficile ». Il a précisé que l’unité concernée comptait 93 détenus ce jour-là, évoquant un ratio d’environ un officier pour 33 détenus, une situation qu’il a jugée « impossible à gérer » en raison d’un sous-effectif important.
Selon les chiffres avancés, la prison disposerait de 269 officiers au total, dont une partie affectée à des fonctions administratives. En moyenne, 40 à 45 officiers seraient déployés quotidiennement, toutes unités confondues. Idéalement, cinq officiers devraient être affectés par unité ; en pratique, seuls trois officiers au maximum peuvent être postés par unité, selon les témoignages recueillis.
Les travaux de la commission se poursuivent.