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Keshinee: Le 10/01/2026 à 08:12 | MAJ à 10/01/2026 à 08:25
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CHAGOS
Publié : Le 10/01/2026 à 08:12 | MAJ à 10/01/2026 à 08:25
Par : La Redaction

Le titre de leur démarche en dit long. Une partie des Chagossiens opposée à la rétrocession de l’archipel des Chagos à Maurice a choisi d’interpeller Donald Trump dans une initiative hautement symbolique, allant jusqu’à promettre de donner son nom à une île si l’ancien président américain parvient à bloquer l’accord conclu entre le Royaume-Uni et Maurice.

À travers ce geste spectaculaire, ces opposants cherchent avant tout à internationaliser leur combat et à politiser le dossier sur la scène américaine. Ils dénoncent l’accord comme un « cadeau » fait à Maurice par le gouvernement travailliste britannique, estimant ne pas avoir été suffisamment consultés et redoutant que leurs revendications sur le retour et la réparation ne soient reléguées au second plan.

Dans cette même logique, Misley Mandarin, qui se présente comme Première ministre d’un gouvernement chagossien en exil autoproclamé, affirme que bloquer l’accord permettrait de « fermer la porte à l’ingérence chinoise dans l’océan Indien ». Un argument qui relève davantage de la démagogie géopolitique que d’une analyse fondée, aucun élément concret ne venant étayer l’idée que la rétrocession des Chagos à Maurice ouvrirait la voie à une présence chinoise dans cette zone stratégique, d’autant que la base militaire de Diego Garcia resterait sous contrôle anglo-américain pour 99 ans.

Il convient par ailleurs de rappeler que cette position ne représente qu’une partie de la communauté chagossienne. D’autres Chagossiens soutiennent le retour de l’archipel sous souveraineté mauricienne, estimant que Maurice constitue l’unique cadre légitime pour garantir leurs droits et réparer une injustice coloniale vieille de plusieurs décennies.

Conclusion

L’accord entre Londres et Port-Louis s’inscrit avant tout dans la continuité d’un gain de cause majeur obtenu par Maurice aux Nations unies, à travers l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice et les résolutions de l’Assemblée générale affirmant que l’archipel des Chagos fait partie intégrante du territoire mauricien. Pour Maurice, il s’agit d’une étape décisive vers la décolonisation complète du pays — indépendamment des manœuvres symboliques et des argumentaires opportunistes déployés par ses opposants.

Source : Daily Mail