Le Bachelor in Education (BEd), aujourd’hui au cœur d’une vive controverse, trouve pourtant son origine dans une vision ambitieuse formulée dès 1987. Cette année-là, feu Donald Chessworth, alors British Salary Commissioner, recommandait que la formation des enseignants soit élevée au rang de diplôme universitaire.
Son objectif était clair : professionnaliser l’enseignement primaire, rehausser son statut et aligner la formation des enseignants sur des standards académiques garants d’une éducation de qualité pour les générations futures.
Il faudra toutefois attendre 2019 pour que le BEd soit officiellement lancé. Depuis, plus de 2 000 enseignants ont complété ce cursus, convaincus de suivre une formation universitaire pleinement reconnue, validée et dispensée par le Mauritius Institute of Education (MIE).
Mais le malaise est apparu avec la publication du rapport du Pay Research Bureau (PRB), explique Vinod Seegum, de la Government Teachers’ Union (GTU).
En 2021, le PRB avait indiqué que le Bachelor in Education (BEd) ne constitue pas un « degree », mais un « development programme ». Une position qui avait suscité de vives réactions au sein du corps enseignant. À la suite de discussions entre le syndicat et le PRB, il avait été convenu que cette classification serait revue dans le rapport de 2025.
Or, selon le rapport 2025, le PRB maintient sa position : le Bachelor in Education demeure classé comme un programme de développement.
Une décision perçue comme « un pavé dans la mare » et qui a provoqué « une frustration énorme parmi les enseignants du primaire », soutient Vinod Seegum.
Face à cette situation, la mobilisation s’organise. Une réunion est prévue ce samedi 28 février au Teachers’ Centre à Quatre-Bornes afin de décider de la marche à suivre.