Depuis plusieurs semaines, les passagers d’Air Mauritius font face à une multiplication de perturbations sur les vols régionaux et internationaux.
Le dernier incident date du 16 février avec un problème technique sur L’A-350.
Au cœur des difficultés : la maintenance des appareils de la compagnie nationale, dont une partie de la flotte est actuellement immobilisée pour inspections techniques et travaux de remise en état.
Une flotte fragilisée, malgré une nouvelle direction au sein de la compagnie d’aviation nationale, comme nous le dit Manisha Jooty
La situation est particulièrement sensible sur le segment régional, où certains appareils sont temporairement cloués au sol pour des vérifications approfondies.
Ces opérations, qualifiées de « maintenance programmée » par des sources proches du dossier, interviennent dans un contexte déjà tendu pour la compagnie, qui dispose d’une flotte limitée.
Retards en série, flotte réduite et interrogations croissantes autour de la maintenance : Air Mauritius traverse une zone de turbulences
Chaque immobilisation d’appareil a un effet domino : rotations modifiées, regroupement de passagers, retards, voire annulations. Résultat : un réseau fragilisé et une pression accrue sur les équipes opérationnelles.
La question de la maintenance au sein d’Air Mauritius s’impose….des contrôles réguliers qui deviennent une exigence réglementaire stricte.
La situation actuelle met en lumière la nécessité d’un plan stratégique à long terme pour la gestion de la flotte : renouvellement progressif des appareils, optimisation des contrats de maintenance et renforcement des capacités techniques locales.
Si la sécurité demeure la priorité absolue — aucun compromis n’étant toléré en matière aéronautique — les perturbations répétées affectent inévitablement la confiance des voyageurs, notamment sur les lignes régionales essentielles reliant Maurice à Rodrigues et aux destinations voisines.
Pour Air Mauritius, le défi est clair : rassurer, stabiliser les opérations et démontrer que ces immobilisations relèvent d’une gestion responsable plutôt que d’une crise structurelle.
Dans un ciel déjà chargé, la maintenance devient ainsi le baromètre de la résilience de la compagnie nationale.