Plus de treize ans après la dernière édition du Grand Prix d’Inde, le gouvernement indien a relancé un projet ambitieux : ramener la Formule 1 au Buddh International Circuit (BIC), près de Greater Noida, en Uttar Pradesh.
Inauguré en 2011, le circuit de 5,125 km avait accueilli trois manches du Championnat du monde de F1, toutes remportées par Sebastian Vettel avec Red Bull Racing. Mais l’épreuve avait disparu du calendrier après 2013, à cause de disputes fiscales et administratives entre les organisateurs et les autorités locales, qui avaient classé la discipline comme divertissement plutôt que sport, entraînant des taxes très élevées et rendant l’organisation du Grand Prix économiquement insoutenable.
Aujourd’hui, le ministère indien de la Jeunesse et des Sports, appuyé par des discussions avec la Formula One Management (FOM) et le gestionnaire actuel du site, la Yamuna Expressway Industrial Development Authority (YEIDA), veut corriger ces erreurs du passé. Le ministre des Sports, Mansukh Mandaviya, s’est récemment rendu sur place pour évaluer l’état de l’infrastructure et a demandé que le circuit soit confié à une société de gestion sportive professionnelle pour préparer un éventuel retour de la F1 en Inde.
Le BIC a continué à accueillir quelques événements internationaux — notamment une manche de MotoGP en 2023 — mais aucun n’a retrouvé le rayonnement mondial du Grand Prix automobile. L’objectif des autorités indiennes est de lever les obstacles fiscaux et administratifs et de faire du circuit un pôle de sport mécanique attractif à long terme.
Cependant, plusieurs défis demeurent : le calendrier de la Formule 1 est déjà chargé avec 24 courses, et pour être retenue, l’Inde devra démontrer sa capacité à organiser un événement durable, conforme aux standards modernes de la discipline, tout en assurant un engagement financier solide.