Une mission d’experts s’est rendue récemment à Rodrigues dans le cadre du Fonds d’adaptation des Nations Unies afin d’évaluer l’avancement d’un programme consacré à la restauration des récifs coralliens. Ce projet est mis en œuvre par le PNUD Maurice, en collaboration avec plusieurs institutions publiques, des ONG et les communautés côtières.
Dans la Zone marine protégée du Sud-Est (SEMPA), la délégation a visité des sites suivis par l’association Shoals Rodrigues, où des pépinières de coraux ont été installées et où des techniques de régénération des récifs sont appliquées selon des protocoles scientifiques.
À l'heure où le changement climatique érode les écosystèmes marins les plus fragiles de l'océan Indien, Rodrigues fait figure de laboratoire à ciel ouvert. Une mission de suivi du Fonds d'Adaptation vient d'y évaluer l'avancement d'un projet ambitieux de réhabilitation corallienne, mêlant science, partenariats institutionnels et mobilisation communautaire. Un modèle qui pourrait s'imposer comme référence régionale.
Intitulé Restoring Marine Ecosystem Services by Rehabilitating Coral Reefs to Meet a Changing Climate Future, ce programme est mené en collaboration avec les autorités locales, des ONG et les communautés côtières. Il vise à restaurer les récifs dégradés tout en renforçant la résilience des populations dépendantes de la mer.
Au cours de leur mission, les experts ont rencontré la Commission de l’agriculture de Rodrigues ainsi que les responsables de la South East Marine Protected Area (SEMPA), une zone marine protégée où plusieurs initiatives de restauration sont actuellement menées. Sur place, la délégation a visité les sites gérés par l’ONG Shoals Rodrigues, où des nurseries de coraux ont été installées. Les scientifiques y développent différentes techniques, notamment la culture et la transplantation de coraux, ainsi que le suivi des colonies en croissance.
Ces actions visent à favoriser la régénération des récifs endommagés par le réchauffement des océans et d’autres pressions environnementales. La mission a également mis en avant l’implication des communautés locales dans le projet. Plusieurs bénéficiaires ont souligné les retombées positives de ces initiatives, notamment en matière de formation, de sensibilisation à la protection du lagon et de diversification des activités économiques liées à la mer.
Selon les responsables du projet, la participation des habitants demeure essentielle pour assurer la réussite et la durabilité des programmes de restauration. À Rodrigues, où l’économie et le mode de vie restent étroitement liés à l’océan, la protection des récifs coralliens est désormais perçue comme un enjeu majeur pour l’avenir de l’île face aux défis climatiques.