Aller au contenu principal
Accueil
Keshinee: Le 17/03/2026 à 09:58 | MAJ à 17/03/2026 à 10:06
Main picture
Publié : Le 17/03/2026 à 09:58 | MAJ à 17/03/2026 à 10:06
Par : Manisha Jooty

Les dernières données du bilan de la Bank of Mauritius (BoM) pour la période de février 2025 à février 2026 indiquent un renforcement de la position extérieure du pays.

L’évolution la plus notable concerne la forte progression des réserves et actifs détenus à l’étranger par la Banque de Maurice, un indicateur clé de la solidité financière d’une économie. En l’espace d’un an, les actifs extérieurs nets sont passés de Rs 337 milliards en février 2025 à Rs 415,3 milliards en février 2026, soit une hausse d’environ 23 %.

Cette augmentation s’explique principalement par la progression des placements et avoirs de la Banque centrale à l’étranger, tandis que ses engagements envers les non-résidents ont augmenté de façon plus modérée.

Cette dynamique traduit un renforcement des réserves financières du pays et constitue un coussin de sécurité supplémentaire face aux chocs économiques internationaux.

Parallèlement, la base monétaire — c’est-à-dire la monnaie directement créée par la banque centrale et circulant dans l’économie — a légèrement progressé. Elle est passée de Rs 190,5 milliards à Rs 206 milliards sur la période.

Cette hausse s’explique en grande partie par l’augmentation des dépôts des banques commerciales auprès de la Banque centrale, ce qui indique que le système bancaire continue de disposer d’un niveau de liquidité confortable.

Les données mettent également en lumière la relation financière entre l’État et la BoM.

En février 2026, le gouvernement détenait davantage de dépôts à la Banque de Maurice que celle-ci ne détenait de créances sur l’État, avec un solde négatif d’environ Rs 19,7 milliards. Autrement dit, la Banque centrale ne finance pas directement les dépenses publiques, ce qui est généralement interprété comme un signe de prudence dans la gestion monétaire.

Dans l’ensemble, ces chiffres montrent un bilan de la BoM renforcé par la hausse de ses actifs extérieurs, tandis que le système bancaire continue d’évoluer dans un contexte de liquidité relativement abondante.