Le président des États-Unis, Donald Trump, a averti que Washington pourrait recourir à la force militaire pour sécuriser l’accès à la base aérienne de Diego Garcia, située dans l’archipel des Chagos, si un éventuel accord futur venait à compromettre l’utilisation de cette installation stratégique conjointe entre les États-Unis et le Royaume-Uni.
Dans une publication sur le réseau Truth Social, jeudi, Donald Trump a souligné que la localisation de Diego Garcia constitue un enjeu majeur pour la sécurité nationale américaine. Il a insisté sur la détermination de Washington à empêcher toute remise en cause de sa présence militaire dans l’océan Indien. Le président américain a également évoqué des « discussions très productives » avec le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, laissant entendre une volonté d’apaiser les tensions entre les deux alliés sur ce dossier sensible.
Réagissant à ces déclarations sur les ondes de Top FM, l’observateur, journaliste et directeur de publication du magazine Discover and Invest, Bernard Saminaden, estime que la posture de Donald Trump pourrait compliquer la marge de manœuvre diplomatique de Maurice. Selon lui, le président américain adopte une ligne ferme qui pourrait contraindre Maurice à signer un accord, même si celui-ci ne répond pas entièrement à ses attentes.
Bernard Saminaden met également en garde contre l’imprévisibilité de Donald Trump, rappelant que ce dernier peut revenir sur ses positions politiques. Il souligne ainsi la nécessité pour Maurice de faire preuve d’une grande vigilance dans toute négociation liée à Diego Garcia.
Par ailleurs, l’observateur indique que des mouvements militaires récents ont été signalés sur la base de Diego Garcia. Il affirme que des bombardiers auraient été déployés sur le site depuis avant-hier, alimentant les spéculations d’experts militaires quant à une possible préparation d’opérations visant l’Iran, dans un contexte géopolitique régional tendu.
Pour Bernard Saminaden, ces développements illustrent pourquoi Donald Trump considère depuis longtemps Diego Garcia comme une infrastructure militaire stratégique. Il précise toutefois que, selon certains experts, le risque d’une attaque iranienne contre la base reste faible, l’Iran ne disposant pas de missiles stratégiques capables d’atteindre l’archipel des Chagos.