Aller au contenu principal
Accueil
Keshinee: Le 03/03/2026 à 07:55 | MAJ à 03/03/2026 à 07:56
Main picture
Publié : Le 03/03/2026 à 07:55 | MAJ à 03/03/2026 à 07:56
Par : Yeshoda Keenoo

La commission d’enquête instituée à la suite du décès du détenu Andy Selmour reprendra ses travaux ce mardi 3 mars. Présidée par l’ancien juge de la Cour suprême, Paul Lam Shang Leen, cette instance est chargée de faire toute la lumière sur les circonstances entourant la mort du détenu, survenue le 9 décembre 2025 à la prison de haute sécurité de Melrose.

Lors des quatre premières journées d’auditions, du 23 au 26 février, plusieurs éléments troublants ont été mis en lumière, notamment un climat d’insécurité, un manque de personnel et des manquements présumés dans la prise en charge du détenu.

Dès l’ouverture des travaux, le médecin légiste, Dr Sudesh Kumar Gundadin, a conclu que le décès était lié à une fracture crânienne, possiblement causée par un traumatisme par objet contondant. Il a également relevé des saignements au niveau de la bouche et de l’oreille, ainsi qu’un gonflement au dos des mains, compatible avec des blessures dites de défense.

Le lendemain, des images CCTV plus claires, visionnées en salle d’audience, ont confirmé qu’Andy Selmour avait été agressé par un autre détenu à l’aide d’un morceau de bois, écartant ainsi la thèse d’une chute accidentelle initialement évoquée.

Les auditions consacrées au personnel médical ont ensuite révélé qu’un transfert vers l’hôpital Jawaharlal Nehru Hospital (JNH) était envisagé dès 16h30, mais n’a pas été effectué. L’état du détenu s’est détérioré vers 19h05, avant qu’il ne soit déclaré mort à 20h25 par le médecin du SAMU. Un Prison Health Service Officer a affirmé avoir pratiqué seul une réanimation cardio-pulmonaire, sans équipements adéquats, évoquant un manque d’appareils essentiels et de personnel. Un médecin a également estimé que le détenu « aurait pu être sauvé si les instructions avaient été suivies correctement ».

Les aspects organisationnels et sécuritaires ont également été examinés. Plusieurs hauts gradés ont reconnu des manquements dans la transmission des informations ainsi que des anomalies dans la gestion de la situation. Le sous-effectif chronique à la prison de Melrose a été pointé du doigt, tout comme un environnement de travail jugé difficile.

Au terme de ces premières séances, la commission poursuit ses travaux afin d’établir les responsabilités et d’identifier d’éventuelles défaillances systémiques. La séance reprend ce mardi 3 mars.