Le général Amir Hatami, chef de l’armée iranienne, a promis mercredi que la mort du chef de la sécurité nationale, Ali Larijani, ne resterait pas impunie. « Le sang d’Ali Larijani et de nos autres martyrs sera vengé », a-t-il déclaré, selon l’agence Tasnim, après la frappe meurtrière qui a également fait plusieurs autres victimes à Téhéran.
Dans le même temps, les Gardiens de la Révolution ont affirmé que les frappes nocturnes visant Tel-Aviv, ayant fait au moins deux morts, étaient « une réponse pour venger le sang d’Ali Larijani et d’autres responsables tués mardi ».
Les obsèques de Larijani sont prévues mercredi à 11h30 (heure française) à Téhéran, en même temps que celles de Gholamréza Soleimani, dirigeant de la force paramilitaire Bassidj, également tué mardi, ainsi que celles des militaires iraniens décédés lors de l’attaque de la frégate iranienne au large du Sri Lanka. Ali Larijani, qui avait été présenté comme le dirigeant de facto du régime depuis deux semaines, avait été ciblé dans la maison de sa fille par des avions américains et israéliens, selon Fars.
Israël poursuit désormais Mojtaba Khamenei, nouveau Guide suprême, qu’il soupçonne d’avoir été blessé et défiguré lors de l’attaque. Les responsables militaires israéliens promettent de le localiser et de le neutraliser.
Parallèlement, les États-Unis ont frappé des sites iraniens de missiles le long du détroit d’Ormuz avec des bombes pénétrantes de plus de deux tonnes, visant des installations représentant un risque pour le trafic maritime international. Le président du Parlement iranien a averti que le détroit ne retrouverait pas son fonctionnement d’avant-guerre, alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans sa troisième semaine.