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Leckhna Sewcoomar: Le 04/03/2026 à 13:44 | MAJ à 04/03/2026 à 13:51
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Publié : Le 04/03/2026 à 13:44 | MAJ à 04/03/2026 à 13:51
Par : Dooshina Appigadu

Le Comité interministériel sur l’archipel des Chagos, présidé par le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, et composé du vice-Premier ministre, Paul Bérenger, de l’Attorney General, Gavin Glover, SC, ainsi que du ministre des Affaires étrangères, Ritesh Ramful, s’est réuni ce mardi après-midi pour examiner deux dossiers majeurs : le retard dans l’entrée en vigueur du traité signé le 22 mai 2025 et l’escalade de la crise au Moyen-Orient.

Le Comité a pris note avec préoccupation des avis exprimés par plusieurs juristes internationaux selon lesquels les attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, ainsi que les représailles iraniennes visant des États non impliqués initialement dans le conflit, ne reposeraient sur aucun fondement légal en droit international.

Les membres du Comité ont également souligné les controverses liées à l’utilisation de certaines bases militaires dans le cadre de ce conflit, ainsi que l’intensification des tensions dans la région.

Fidèle à son engagement en faveur d’un ordre international fondé sur des règles, Maurice appelle à un cessez-le-feu immédiat et exhorte les États concernés à privilégier des moyens pacifiques pour résoudre leurs différends.

Sur le dossier des Chagos, le Comité interministériel déplore que l’accord concernant l’archipel, y compris Diego Garcia, signé le 22 mai 2025, ne soit toujours pas entré en vigueur. Et ce, malgré la volonté commune des parties d’en assurer une mise en application rapide. À ce stade, aucune indication n’a été donnée quant au calendrier de son entrée en vigueur.

Autre sujet d’inquiétude : la présence d’individus non autorisés sur l’une des îles de l’archipel. Une situation jugée contraire à l’intention partagée des parties de procéder, en temps voulu, à une réinstallation ordonnée sur certaines îles.

Le Comité évoque également la complicité présumée de certaines personnalités fortunées et de responsables politiques dans l’organisation de cette présence illégale.

Comme il est d’usage pour toute question relative à la souveraineté « incontestable » de Maurice sur l’archipel des Chagos, des représentants de la communauté chagossienne à Maurice ont été consultés. La délégation, conduite par Olivier Bancoult et composée de Harris Elysee, Roger Alexis et Madeline Yardin, a été informée des points abordés lors de la réunion.