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Shane: Le 17/03/2026 à 16:32 | MAJ à 17/03/2026 à 16:35
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Publié : Le 17/03/2026 à 16:32 | MAJ à 17/03/2026 à 16:35
Par : Dooshina Appigadu

Le retard dans la ratification du traité sur l’archipel des Chagos continue de susciter des interrogations. Ce mardi, lors de la Prime Minister’s Question Time (PMQT) à l’Assemblée nationale, plusieurs parlementaires ont interrogé le chef du gouvernement sur les conséquences économiques de cette situation.

Au cœur des préoccupations : le non-versement des Rs 10 milliards initialement prévus dans le Budget 2025-2026, en attendant l’entrée en vigueur de l’accord signé en mai 2025 entre Maurice et le Royaume-Uni.

Dans sa réponse, le Premier ministre a rappelé que cet accord marque une avancée majeure, avec la reconnaissance par le Royaume-Uni de la souveraineté de Maurice sur l’ensemble de l’archipel des Chagos, y compris Diego Garcia.

Toutefois, l’accord reste conditionné à sa ratification par les deux parties. Or, du côté britannique, le processus est toujours en attente, le projet de loi n’ayant pas encore été adopté par le Parlement britannique. En conséquence, aucun paiement ne peut être effectué à Maurice à ce stade.

Cette situation n’est pas sans conséquences. Le gouvernement confirme un manque à gagner de Rs 10 milliards pour l’exercice en cours.

Ce manque à gagner devrait entraîner :

  • une hausse du déficit budgétaire de 1,3 % du PIB
  • une augmentation équivalente de la dette publique

Par ailleurs, l’absence de ces entrées de devises pèse également sur la balance des paiements, accentuant la pression sur le marché des changes.

Face à cette situation, le ministère des Finances a déjà engagé plusieurs mesures pour en atténuer les effets. Parmi celles-ci :

  • un contrôle renforcé des dépenses publiques
  • la réduction du gaspillage
  • la priorisation des projets à fort impact économique, avec le report des projets jugés moins urgents
  • un encadrement plus strict des organismes publics
  • l’optimisation de la trésorerie de l’État afin de limiter le recours à l’emprunt

Le gouvernement mauricien se veut toutefois optimiste et espère une ratification prochaine du traité par le Royaume-Uni, condition essentielle pour permettre l’entrée en vigueur de l’accord et le déblocage des fonds.