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Keshinee: Le 09/02/2026 à 07:12 | MAJ à 09/02/2026 à 07:20
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LGSC
Publié : Le 09/02/2026 à 07:12 | MAJ à 09/02/2026 à 07:20
Par : La Redaction

L’affaire des licenciements massifs à la Local Government Service Commission (LGSC) est loin d’être close. Après un jugement défavorable de la Cour suprême, 130 anciens employés annoncent leur intention de porter le combat judiciaire jusqu’au Privy Council à Londres, ultime instance d’appel pour Maurice. Une démarche qui relance un dossier hautement sensible, aux lourdes implications sociales, administratives et constitutionnelles.

Dans un jugement rendu le vendredi 23 janvier, la Cour suprême s’est prononcée sur le sort de 575 des 1 463 employés licenciés par la LGSC le 16 mai 2025, à la suite d’un vaste exercice de vérification des recrutements opérés entre 2022 et 2024. La juridiction a rejeté la demande de judicial review, validant la résiliation de leurs contrats de travail.

Toutefois, les juges ont pris soin d’apporter une précision fondamentale : les intéressés n’ont commis aucune faute. Leur licenciement ne revêt aucun caractère disciplinaire, mais résulte du fait que leurs recrutements ont été jugés irréguliers et contraires aux dispositions légales encadrant la fonction publique locale, notamment en ce qui concerne les procédures de sélection, d’approbation et de validation par la LGSC.

Six jours après la publication du jugement, les employés concernés ont officiellement reçu leurs lettres de licenciement, mettant un terme administratif à leur emploi. Mais sur le terrain humain et juridique, la décision a eu l’effet inverse. Elle a renforcé la détermination d’une partie des ex-employés, qui estiment être les victimes collatérales de dysfonctionnements institutionnels dont ils ne sauraient porter seuls la responsabilité.

130 ex-employés ont ainsi annoncé leur intention de saisir le Privy Council, qu’ils considèrent comme leur dernier rempart judiciaire. Leur objectif : contester l’interprétation du droit retenue par la Cour suprême et faire valoir, notamment, les principes de justice naturelle, de sécurité de l’emploi et de proportionnalité, dans un contexte où aucune faute individuelle n’a été établie.

Cette requête sera examinée lors d’une audience prévue ce lundi 9 février 2026, devant la Cheffe juge, Rehana Mungly Gulbul. Si l’autorisation est accordée, le dossier sera alors porté devant le Conseil privé du Roi à Londres.

Le représentant légal des anciens employés de la LGSC est Me Roshi Bhadain.