Économie circulaire : le COMESA mise sur le recyclage et la valorisation des déchets
Transformer les déchets en opportunités économiques. C’est l’ambition mise en avant par le Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA) lors de la deuxième édition du Green Industry Connect Meeting, qui s’est ouverte le 19 octobre au Zimbabwe. L’objectif est d’encourager les entreprises et les gouvernements à développer des industries plus durables, capables de créer des emplois, d’attirer des investissements et de renforcer la compétitivité régionale.
Les discussions ont porté sur trois secteurs : le cuir, le textile et les déchets plastiques et électroniques. Pour le COMESA, l’enjeu est de mieux valoriser les matières premières sur le continent africain, plutôt que de les exporter à l’état brut avant de réimporter des produits finis.
La secrétaire générale du COMESA, Chileshe Kapwepwe, souligne que l’économie circulaire devient un facteur déterminant pour accéder aux marchés, attirer les investissements et améliorer la compétitivité des entreprises. Le cas du lithium au Zimbabwe a notamment été cité pour illustrer la volonté de transformer localement les ressources naturelles.
Le potentiel économique est considérable. Selon les estimations évoquées lors de la rencontre, l’économie circulaire pourrait contribuer jusqu’à 4 500 milliards de dollars à l’économie mondiale d’ici 2030 et générer environ six millions d’emplois nets. Pourtant, seuls 6,9 % des matériaux consommés dans le monde seraient réintroduits dans le cycle de production.
Pour les pays africains, le développement du recyclage du plastique, la récupération des matériaux issus des batteries et des équipements électroniques, ainsi que la transformation du cuir représentent des possibilités de croissance. Ces activités pourraient également ouvrir de nouvelles perspectives aux petites et moyennes entreprises, aux femmes, aux jeunes et aux travailleurs du secteur informel.
Cette rencontre doit déboucher sur des propositions concrètes, notamment des partenariats commerciaux entre producteurs et acheteurs régionaux, un meilleur accès au financement, le transfert de technologies et l’élaboration de normes communes. Les recommandations seront présentées au 25e Sommet du COMESA, tandis que le secrétariat de l’organisation sera chargé de suivre leur mise en œuvre.