Après la participation de Navin Ramgoolam au sommet du Commonwealth : LALIT réclame des réparations pour l’esclavage

Publié le : 8 November 2026 à 13:07Mis à jour il y a 6 heures

 

LALIT revient sur la question des réparations pour les préjudices causés par l’esclavage. Dans une lettre adressée au Premier ministre, Navin Ramgoolam, le mouvement l’invite à concrétiser sa position en faveur des réparations, en s’appuyant sur une pétition lancée en 1995.

Cette démarche intervient dans le contexte de la conférence du Commonwealth à Antigua-et-Barbuda, où la question des réparations liées à l’esclavage a été soulevée.

Dans sa lettre, signée par Rada Kistnasamy le 6 novembre, LALIT rappelle que cette pétition avait été adressée au chef de l’État mauricien ainsi qu’aux dirigeants des trois anciennes puissances coloniales de Maurice : les Pays-Bas, la France et la Grande-Bretagne.

Le mouvement réclame des réparations pour les préjudices matériels et moraux subis par les travailleurs mauriciens sous le régime de l’esclavage, de 1568 à 1835, mais également durant les décennies qui ont suivi l’émancipation et jusqu’à aujourd’hui.

LALIT propose notamment la mise en place d’une taxe spéciale contre l’esclavage, prélevée sur les classes possédantes et leurs entreprises, plutôt que sur les recettes publiques habituelles. Le mouvement préconise également la création d’un fonds destiné à financer des programmes de santé, de logement et d’éducation dans les quartiers défavorisés.

La pétition de 1995 avait recueilli les signatures de centaines d’organisations mauriciennes, dont des fédérations syndicales, des associations féminines et des organisations de travailleurs. Des organisations internationales avaient également apporté leur soutien.

À travers cette démarche, LALIT demande au gouvernement de préparer et de soumettre une réclamation officielle pour les réparations liées à l’esclavage.