Sana Muhammad, 35 ans à l’époque et enceinte de 8 mois, avait été tuée par son époux, le Mauricien RamanodgeUnmathallegadoo, alors âgé de 51 ans, à l’aide d’une arbalète.

Le rapport de Bill l’ancien inspecteur Bill Griffiths, publié vendredi et remis au ministère de l’Intérieur, est accablant pour la police métropolitaine britannique. Sana Muhammad, 35 ans à l’époque et enceinte de 8 mois, avait été tuée par son époux, le Mauricien Ramanodge Unmathallegadoo, alors âgé de 51 ans, à l’aide d’une arbalète. Le gouvernement britannique envisage désormais un renforcement du contrôle sur ce type d’armes.

Sana Muhammad avait 17 ans lorsqu’elle a contracté un mariage arrangé, à Maurice, avec Ramanodge Unmathallegadoo en 1999. Il avait alors 31. Ils ont divorcé en 2014. Elle était enceinte de 8 mois lorsque son ex-mari a débarqué chez elle, à Ilford, dans l’est de Londres, et lui a tiré une flèche dans l’estomac.

La Mauricienne est décédée, mais l’enfant, son sixième, a été mis au monde par césarienne et a survécu. Le meurtrier, ex-infirmier de l’hôpital général de Newham, a été condamné pour meurtre. Il sera emprisonné à vie avec une peine minimale de 33 ans.

Le rapport Griffiths évoque une série d’erreurs de la part de la police métropolitaine. Ses agents sont d’abord accusés d’avoir ignoré la découverte d’un « kit de cambriolage », comprenant des jumelles et du ruban adhésif, derrière le domicile de Sana Muhammad un an plus tôt. Mieux, deux policiers n’ont pas enregistré un sac à dos ramassé à proximité, contenant des médicaments sur ordonnance au nom de Ramanodge Unmathallegadoo. « Pour éviter la paperasse », ils ont jeté le sac dans une poubelle et n’ont pas tenté de contacter le Mauricien.

Le rapport trouve ahurissant que, deux mois plus tard, lorsque deux arbalètes, des boulons, un harpon et une bouteille d’acide ont été retrouvés dans la même cachette, aucun lien n’a été établi avec le sac.

Mais il y a pire. La police avait déjà réprimandé Sana Muhammad pour avoir mal utilisé le numéro d’urgence lorsqu’elle avait dénoncé son ex-mari pour violences. Elle a aussi ignoré la Mauricienne lorsqu’elle a déclaré que Ramanodge Unmathallegadoo a tenu des propos menaçants à l’égard de leurs enfants dans la rue quelques mois avant son meurtre.

Tout cela amène Bill Griffiths à la conclusion que la police a omis de protéger Sana Muhammad de 2012 à 2018. Scotland Yard a reconnu ses erreurs et a présenté des excuses à la famille de la victime. De plus, les autorités envisagent des mesures pour renforcer le contrôle des arbalètes.

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