Depuis lundi, le gouvernement a réduit de 50% l’approvisionnement en eau pour l’irrigation. Les cultivateurs ont déjà commencé à se plaindre. Ils annoncent une baisse au niveau de la production, ce qui résultera en une augmentation des prix des légumes.

Le manque d’eau aura des conséquences désastreuses pour la production vivrière. Kreepaloo Sunghoon, secrétaire de la Small Planters Association, explique que pour faire face à la période sèche, les planteurs devront acheter de l’eau et employer des gens pour s’occuper de l’arrosage.

Krit Beeharry, porte-parole de la plateforme Planteurs des îles, explique que le manque d’eau dure depuis six semaines déjà. Heureusement, selon lui, il y avait un surplus de légumes. Planteurs et maraichers ont pu approvisionner le marché. Or, d’ici quelques semaines, ce ne sera plus possible. Krit Beeharry annonce que la production des légumes va baisser d’environ 20%.

C’est du déjà-vu, déplore Kreepalloo Sunghoon. Il explique que c’est la même rengaine chaque année. Les planteurs souffrent car ils font des pertes. Idem pour les consommateurs qui doivent payer leurs légumes plus chers. Pour lui, il est grand temps de revoir toute la politique agricole.

Jayen Chellum, de son côté, dit comprendre que les planteurs auront des coûts supplémentaires. Mais il affirme qu’une formule doit être trouvée pour éviter une asphyxie des consommateurs qui doivent déjà payer très cher les produits alimentaires.

Après l’irrigation, des coupures drastiques pourraient intervenir très bientôt. Quant à la promesse d’une fourniture d’eau 24/7, elle reste un mirage huit ans après.

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