Diego Garcia

Un conflit peut en cacher un autre. Maurice se bat contre les États-Unis et le Royaume-Uni pour la souveraineté des Chagos, dont l’île de Diego Garcia. Le gouvernement des Philippines est aussi en guerre… mais sur le plan industriel. Il se bat contre un grand entrepreneur américain, la firme Kellogg Brown & Root, afin d’améliorer les salaires de ses ressortissants qui travaillent sur la base militaire américaine.

Les autorités philippines ont demandé à la firme américaine d’augmenter les salaires de ses employés afin d’atteindre le taux du salaire minimum fédéral américain. Mais Kellogg Brown & Root aurait fait pression sur les employés afin qu’ils continuent à travailler avec les salaires actuels.

Mieux, la firme américaine se serait même livrée à du « chantage émotionnel », selon le camp philippin. Elle aurait fait annuler les vols charters réguliers entre la base de Camp Thunder Cove, sur l’île de Diego Garcia, et les Philippines. Le problème, pour les travailleurs philippins, c’est qu’ils craignent de rentrer pour de bon chez eux lors des vacances. Leur employeur ou leur propre gouvernement pourrait les empêcher de reprendre leur travail si le désaccord sur les salaires n’est pas réglé. En attendant, ils restent sur l’île.

L’affaire a été répercutée jusque dans les médias américains. Au Washington Post, la firme américaine a nié que la suspension des vols soit liée au différend salarial. Elle a d’abord indiqué que c’était à la demande du gouvernement américain afin de prévenir la propagation du COVID-19… avant de souligner qu’il n’y avait pas de demande de la part des travailleurs pour quitter l’île.

Ils seraient 1 200 civils, la plupart philippins, à être employés sur la base. Beaucoup n’ont pu quitter Diego Garcia depuis 3 ans.

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