La reine Elizabeth II lors de son premier voyage d'État au Ghana en 1961. AFP - -
La reine Elizabeth II lors de son premier voyage d'État au Ghana en 1961. AFP - -

La reine Elizabeth II est morte ce jeudi 8 septembre à 96 ans. Le monarque avait fêté en juin son jubilé de platine et tout au long de ses 70 ans de règne, elle a entretenu des liens étroits avec le continent africain. Pendant la guerre de 1810 entre les Britanniques et les Français, l’île fut prise par les Anglais et fut rebaptisée alors l’île Maurice. Les Seychelles, Rodrigues et l’île Maurice ont toutes été officiellement cédées aux Britanniques en vertu du Traité de Paris (qui a eu lieu en 1814). À cette époque, il y avait environ 68 616 esclaves dans le pays, et en 1834, les Britanniques abolirent l’esclavage. Les britanniques rappelons-le, avaient occupé l’Ile jusqu’en 1968.

Le lien de la reine avec le continent est particulier puisque c’est en Afrique qu’elle est devenue reine. En février 1952, la princesse Elizabeth a 25 ans et elle est alors en voyage officiel au Kenya lorsque son père le roi Georges VI décède d’un cancer du poumon. La nouvelle lui est annoncée par son mari, le prince Philip.

Dès son retour sur le sol britannique, Elizabeth est officiellement proclamée cheffe de l’État, de l’Église anglicane et du Commonwealth, cette alliance qui fédère les anciennes colonies britanniques. Mais en réalité, l’engagement d’Elizabeth à l’égard du Commonwealh, commence cinq ans plus tôt, dès 1947 lors d’un voyage en Afrique du Sud.

Elizabeth a alors 21 ans et elle prononce ces mots : « Je déclare devant vous tous que toute ma vie, qu’elle soit longue ou courte, sera dédiée à votre service et au service de notre grande famille du Commonwealth, empire auquel nous appartenons tous ». Un discours qui constitue le premier engagement de la future reine à l’égard du Commonwealth.

En tant que cheffe du Commonwealth, Elizabeth II a d’ailleurs été un témoin privilégié du délitement de l’Empire britannique et des indépendances africaines. Malgré cela, la reine a su conserver des liens avec les pays anglophones du continent, comme le Ghana, premier pays à obtenir son indépendance en 1957, où elle se rend en 1961.

Ce voyage est alors le premier déplacement d’État d’Elizabeth II dans le Commonwealth moderne, un voyage qui avait d’ailleurs suscité des réticences dans son entourage. Sur place, Elizabeth II rencontre le président ghanéen Kwame Nkrumah. Elle va même ouvrir le bal, en dansant avec le dirigeant panafricaniste, une scène qui restera dans les esprits.

En 1979, la reine se rend aussi en Zambie, contre l’avis de la Première ministre britannique Margaret Thatcher. En effet, Lusaka, la capitale, accueille le sommet du Commonwealth. C’est à cette occasion qu’Elizabeth II préside la signature de la Déclaration de Lusaka sur le racisme et les discriminations. Un texte important dans lequel les dirigeants de l’organisation s’engagent à travailler main dans la main pour éliminer le racisme, les préjugés raciaux et les politiques d’apartheid.

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