Moody’s rétrograde Maurice de Baa2 à Baa3 : une baisse dans la qualité et l’efficience des institutions et le policy making ont affaibli la capacité de Maurice à absorber les chocs économiques. Un claque magistral. Si là on ne comprend pas on ne comprendra jamais.

Le communiqué conjoint de la Banque de Maurice et le ministère des Finances pour rassurer, ou plutôt, limité les dégâts se fient que sur des hypothèses qui sont loin d’être atteignables vues la faiblesse des fondamentaux économiques nécessaires à la croissance.
La dette publique atteindra les 500 milliards d’ici 2023, spiral d’inflation à deux chiffres déjà > 11%s%, exportations en baisse, déficit commercial en hausse, l’Usd à Mur 46 et même plus, l’objectif 1.4 millions de touristes d’ici juin 2023 hypothétique avec le manque des sièges d’avions et de vols et un Air Mauritius qui n’est plus qu’un paillasson ! Enfin la liste est longue.
Si on continue à jouer à la politique de l’autruche et on ne change pas de cap dans la manière de gérer le pays et ses finances on risque de finir comme le Sri Lanka et le Ghana. Le Ghana a fini par frapper à la porte de la FMI alors que son gouvernement était convaincu que cela n’arrivera pas.
Faire croire le contraire à la population quand la situation est critique est une folie !
Mais ce gouvernement est condamné dans sa politique de dépenser et puiser des réserves de la BOM. Changer de cap cela veut dire en finir d’abord avec les institutions sclérosées, avec le MIC, en finir avec l’illusion d’une pension universelle noncontributive de Mur 13,500.- insoutenable dans la conjoncture et se réorienter vers une politique de gestion et développement économique soutenu vers une croissance à deux chiffres.
Renverser une dévaluation inconsidérée a un Revalorisation de la roupie et augmenter le pouvoir d’achat et soutenir le welfare state. Imaginez l’impact d’un USD à Mur28-30 roupies comme cela était avant 2015. Les pensionnaires pourront acheter une fois et demie plus de produits ou alors économiser jusqu’à 50% de leurs pensions. Chose qui est impensable aujourd’hui pour eux.
Malheureusement tout n’est pas possible il faut choisir et bien gérer ses priorités. Et les priorités ne sont pas en fonction d’un calendrier électoral mais en fonction des besoins du pays à court, moyen et long terme.
Sans un réveil maintenant c’est la fin et la faim qui nous guettent. N’amusez pas à jouer à politique de l’autruche le réveil sera brutal.
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