Si elle est appelée variole « du singe », c’est parce qu’elle a été identifiée pour la première fois chez des singes en 1958. Mais c’est en réalité chez de petits rongeurs qu’elle se transmet.

Certes, le premier cas confirmé chez un humain remonte à 1970 au Congo… même si certains experts estiment qu’il est possible que les cas de variole du singe datent de plusieurs siècles mais n’ont pas été détectés en raison de la similarité de ses symptômes avec ceux de la variole.

En tout cas, jusqu’à tout récemment, la maladie ne concernait que l’Afrique. Deux souches étaient connues : celle dite du bassin du Congo, plus virulente, et celle dite ouest-africaine. Soulignons aussi qu’il y a déjà eu une éclosion de cas de variole du singe hors d’Afrique. C’était en 2003. 47 cas confirmés avaient été recensés dans six États américains. Cela, en raison de l’importation de petits mammifères du Ghana. Puis, le virus était quelque peu retombé dans l’oubli.

Mais dès 2010, une étude évoquait une « forte croissance » du nombre de cas au Congo. En 2017, le virus avait été observé au Nigeria pour la première fois depuis 20 ans. Pour beaucoup, l’éclosion était ininterrompue depuis mais probablement sous-estimée.

Depuis 2018, des cas isolés en Grande-Bretagne, en Israël et à Singapour. Deux chercheurs belges, cette année-là, soulignaient que c’était une maladie émergente à surveiller. D’autant que le seul Congo a recensé 28 000 cas entre 2000 et 2019.

Si le public, surtout européen et américain, n’a pas beaucoup entendu parler de la variole du singe jusqu’ici, heureusement que les scientifiques eux l’avaient sur leur radar.

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