Photo d'illustration : Drogues intraveineuses
Photo d'illustration : toxicomanes

Les conclusions et les recommandations de la quatrième enquête de surveillance biologique et comportementale auprès des travailleuses du sexe, réalisée à Maurice de novembre à décembre 2020, ont été publiées. L’objectif principal de l’enquête est de fournir des informations sur la prévalence du VIH, de l’hépatite B, de l’hépatite C et la syphilis parmi les populations à risque.

Selon le rapport, pour 2020, le nombre de consommateurs actifs de drogues injectables est estimé à 6 600. 84% sont des hommes.

Les toxicomanes s’injectaient essentiellement de l’héroïne. Près de deux-tiers le faisaient quotidiennement. L’étude de 2020 a aussi établi que 90% des utilisateurs de seringues consommaient aussi des drogues non injectables.

53 % de ces utilisateurs se sont déjà partagé des aiguilles et des seringues déjà utilisées. Parmi elles, deux-tiers avaient deux ou plus de partenaires. De plus, 37 % des consommateurs participaient au Programme d’échange de seringues.

En 2020, la prévalence du VIH chez les utilisateurs de drogues par voie intraveineuse était de 21%, soit 18% chez les hommes et 32 % chez les femmes. La prévalence du VIH était de 10 % chez les personnes de moins de 25 ans, contre 23 % chez les personnes de 25 ans et plus.
Par ailleurs, la prévalence de l’hépatite C chez les hommes était de 89 %, contre 88 % chez les femmes.

Concernant la syphilis, la prévalence était de 10 %, soit 7 % chez les hommes et 19 % chez les femmes. Au cours des derniers 9 ans, de 2011 à 2020, la syphilis a augmenté de 80% chez les utilisateurs de drogues intraveineuses.

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